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 Poésie et Aubaine, filles de l'ombre jetées dans la lumière

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Date d'inscription : 11/02/2009
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Localisation : Astrub probablement, lieux de tant de combats acharnés...

Quelques informations...
Race: Eniripsette
Guilde: Seule.
Cercle de Puissance:
7/200  (7/200)

MessageSujet: Poésie et Aubaine, filles de l'ombre jetées dans la lumière   Mar 24 Fév - 16:32

Le jours se lève sur la cité des anges. Poème est déjà debout, nourrissant ses dindes de poissons fraîchement péché.
Elle a l'habitude de se lever très tôt, peu avant le soleil. A cette heure, tout est calme et on peut pêcher tranquille. Puis elle retourne à Bonta nourrir ses bêtes, devant la taverne Tabasse. Un peu plus tard, elle va refaire ses réserves d'herbes médicinales, mais pas ce matin...
Ce matin, la jeune guérisseuse est interrompu dans son doux quotidien par une ombre...
On ne la voit pas mais elle vient, tout semble s'assombrir autour d'elle comme si elle traînait la nuit sur ses pas. Les dragodindes s'enfuit vers l'écurie, effrayés. Elle sent le démon à plein nez et pourtant, aucun miliciens ne fait mine de s'approcher. Ils fuient même vers la milice, faisant tout pour ne pas se faire remarquer.
Poème regarde l'ombre, incapable de bouger. L'ombre s'arrête à quelques mètres d'elle, l'entourant de la nuit la plus sombre.
Puis, tout à coup, un bébé pleur dans la nuit.
La jeune éniripsette relève la tête, inquiète du sort du petit plus que du sien tout à coup.
L'ombre pousse un soupire. Brusquement, elle a l'air plus humaine bien que toujours invisible. Puis sa voix retenti, douce et grave, la voix d'une mère, malgré tout :


- Elle est malade, le froid sans doute.

Marque une pause devant les yeux écarquillés de la jeune femme. Le vent souffle, entraînant les graviers blanc de Bonta dans sa course.

- Occupe toi d'elle, je n'ai ni le temps ni la possibilité de m'en charger.

Un enfant apparaît, tenu par des mains invisibles. Il est enrouillé dans une cape noire. Ses yeux sont brillant, ses joues, rouges de froid, et ses courts cheveux noires volent dans les courants d'airs. Il semble à peine âgé d'une lune ou deux et ses vêtements sont loin de le protéger correctement du froid ambiant.
Le bébé se remet à pleurer.
Poème tend les bras pour prendre l'enfant et le réchauffer, ne pensant maintenant qu'au petit. Une fois l'enfant récupéré, elle l'emmitoufle dans son écharpe, bien plus chaude que la cape noire dont le nourrisson était entouré, et l'abrite sous sa propre cape afin de lui communiquer la chaleur de son corps.
Elle sourit, regardant l'enfant avec amour. Puis s'adresse à l'ombre qui attend.


- Ce n'est rien, juste un petit coup de froid dont elle se remettra bien vite. C'est votre fille ?

Un nouveau soupire sort de la nuit, à peine distinguable du vent, froid. Après une pause, l'ombre répond :

- C'est ma fille mais elle n'aurai pas dû naître. Si tu ne veux pas t'en charger, donne la à son père.

Sa voix résonne, tourbillonnant dans l'air. Elle ajoute plus bas.

- C'est un iop nommé Feudoine. Mais il ne se souvient pas de moi. J'y ai veillé...

Le silence s'installe. Seul le bruit du vent et les choques des graviers perturbent le calme des lieux. Tous les animaux ont disparues à part les dragodindes qui tremblent dans l'étable, n'osant pas emmètre le moindre bruit. Un brin de paille vient se coincer dans les cheveux de Poème mais elle ne pense même pas à l'en retirer. Elle s'agenouille sur le sol et sort sa trousse de guérisseuse. Elle écrase des plantes dans un petit bol. L'arôme de la préparation se mêle au vent. Puis, très délicatement, elle fait avaler le remède au nouveau né en murmurant :

-Tien, mange petite fille, ça te fera du bien. Voilà.

Sa voix est légère et mélodieuse, contrastant étrangement avec l'atmosphère glacée qui l'entoure.
Après avoir fait avaler autant que possible la mixture à l'enfant, elle relève la tête, souriante et s'adresse à la nuit :


- Comment elle s'appelle ?

Un murmure lui répond, bien plus loin qu'elle ne l'aurait cru. Un murmure plein de douceur, voir d'amour. Un murmure retenu, emprunt de regrets.

- Poésie...

Le ciel s'éclairci. La vie reprend ses droits dans la citée angélique. Les dragodindes pointent leur nez craintivement en dehors de l'étable. Les miliciens reviennent, armes en main, n'ayant même pas eu le cran d'appeler du secoure, mais gardant un port fière comme si c'est eux qui venaient de chasser l'ennemie.
Poème est toujours à genoux, l'enfant serré contre elle. Elle regarde dans la direction où l'ombre s'en est allée d'un air rêveur.


"Cette voix... Comme si elle ne souhaitait pas me la laisser. Pourquoi est elle parti dans ce cas ? Une femme bien étrange..."

Un gazouillis de l'enfant ramène l'attention de Poème vers la petite et un sourire fleurit sur son visage.

"Elle est adorable."

Son visage rond. Ses yeux verts, pétillants d'espièglerie malgré son jeune âge. Ses joues rouges contrastant avec son teint très pâle. Ses courts cheveux noires semblant animés par un vent pourtant absent. Ses toute petites mains qui tentaient d'attraper tout ce qui passait à sa porté. Elle avait l'air d'être fille du vent bien plus que de l'ombre de sa mère. Poème l'avait aimé tout de suite, l'aima depuis ce moment comme sa propre fille.

La jeune femme pose un regard attendrie sur Poésie et lui murmure :


- On va retrouver ton père, c'est normal qu'il te connaisse. Mais c'est moi qui m'occupera de toi, personne d'autre, ma jolie.

Elle écarte doucement les cheveux du visage de l'enfant, souriant toujours. Puis elle se lève et se dirige vers la taverne pour coucher la petite fille au chaud et trouver du lait, oubliant complètement ses bêtes qui, de toute manière, étaient trop effrayées pour manger.


Le temps passa et Poésie grandit. Elle fit la connaissance de son père qui l'accepta avec une gentillesse et un amour simple d'homme naturellement généreux. La petite fille devint une adolescente rebelle et moqueuse, mais gardant un esprit naïf et généreux derrière ses grands airs. Poème était fière d'elle. Fière qu'elle devienne débrouillarde et indépendante. Et jolie aussi, très jolie même. Ses yeux verts avaient gardaient le même éclat.
La jeune fille embrassa la cause des démons. Après tout, son père y était, sa mère aussi, pour le peu qu'elle en savait et elle n'était pas sramette pour rien ! Elle se fit espionne après avoir obéit docilement aux ordres du grand chef de la milice qu'elle admirait tant. Elle appris à maîtriser la science de l'invisibilité, que se soit en se battant ou en courant à travers les forêts et les plaines. L'esprit vif, elle était appréciée de la plus part des gens, qu'ils soient anges ou démons, ou encore non alignés. Ses remarques blessantes étaient compensées par une grande gentillesse dont elle se gardait bien de se vanter et une naïveté à toute épreuve qui lui valu bien des ennuis par la suite.
Poème se retrouva seule à la citée blanche, sa jeune protégée refusant d'y mettre les pieds. Sa vie reprit son cours habituelle bien qu'elle resta très proche de Poésie et continua à veiller sur elle avec beaucoup d'attention.

Poème était dans la forêt cette fois. Elle cueillait des herbes pour renouveler son stock quand un vent froid bien connu la fit frissonner.

La jeune femme regarde autour d'elle et voit le nuit qui commence à l'entourer. Elle sourit à l'ombre et se met à lui parler d'une voix joyeuse et légère.


- Je savais que vous reviendriez. Poésie n'est pas avec moi aujourd'hui, elle a beaucoup grandit et revendique son indépendance maintenant. Enfin, elle ne doit pas être dur à trouver pour vois je suppose.

La voix douce et grave lui répond :

- Je sais très bien qu'elle n'est pas là, sinon je ne serais pas venu.

Elle marque une pause et murmure :

- Ce n'est pas pour ça que je viens te voir. Puisque tu aimes tant les enfants, occupe toi aussi de ma deuxième fille.

L'ombre s'éclipse brusquement, comme dans un mouvement de colère, ou une peur de changer d'avis, plutôt. Le vent ébouriffe une dernière fois les cheveux de Poème. Elle regarde devant elle, surprise et brusquement toute pâle. Entourée dans la même cape noire que le première enfant, une petite fille tremblote devant elle. Ses yeux sont semblables à ceux de Poésie mais emprunt de tristesse et de douleur. Elle semble encore si jeune... Elle n'a gère du voir passer plus de six ou sept Nowel et elle semble pourtant si sérieuse, déjà. Sa voix s'élève dans le vent, fragile et fluette, comme la flamme d'une bougie sur le point de s'éteindre :

- Maman !

Les larmes aux yeux, l'enfant regarde autour d'elle, perdue, seule. Elle serre un petit oiseau jaune dans ses bras et lui murmure, les yeux baissés :

- Elle est partit ? Wida, dis, elle est partit ?

Le tofu ne répond évidement pas mais cache sa tête dans le cou de l'enfant pour la rassurer et la réchauffer.
Poème regarde l'enfant, ne sachant comment réagir. Puis voyant les tremblements qui parcourt la gamine, elle s'approche doucement pour ne pas l'effrayer, et lui entoure les épaules de sa cape. La jeune femme la regarde tristement et se décide à lui prendre la main pour l'entraîner doucement vers un endroit plus sûr et plus chaud. L'orage qui éclate à ce moment reflète bien ses pensées. Cette enfant n'est en rien comme Poésie, elle a de toute évidence était profondément touchée par les évènements. Ce ne sera jamais sa fille, quel que soit l'amour qu'elle lui donne, elle est bien trop traumatisée par l'abandon de sa mère.
La petite fille trébuche et tombe à genou par terre. Poème la prend dans ses bras. Elle se laisse faire. Quelle importance qu'on l'emmène ? sa mère est partie et ne reviendra pas, elle le sait. Puis la dame la réchauffe, il fait bon dans ses bras. Le vent froid a disparue, elle est vraiment partit... pour toujours. L'enfant s'endort, épuisée.
Poème la porte dans ses petits bras jusqu'à Bonta. Elle hésite en entendant les cri de joie et les chants qui sortent de la taverne.


"Non... Cette enfant n'a rien à faire ici, c'est de calme qu'elle à besoin."

Jette un coup d'oeil au petit tofu, toujours blottit contre la fillette.

"Elle sera mieux dans l'écurie, les dindons la réchaufferont."

Avec un soupire, Poème va installer sa nouvelle protégée dans l'écurie, lui aménagement un petit coin dans la mezzanine où elle stock habituellement la paille. Elle la couche dans un lit le plumes de pious et la couvre d'une chaude couverture fourrée de plumes de dragodindes. Puis elle va préparer de quoi la nourrir et rapporte aussi quelques graines pour le tofu affamé. Elle s'assoie enfin près de la couche et veille sur le sommeille de l'enfant.

A son réveille, les odeurs chaudes d'animaux l'entoure et la rassure. Wida vient lui donner un gentil petit coup de bec pour qu'elle se lève. Ça fait longtemps qu'elle n'est pas sortit se promener. Les derniers évènements lui reviennent douloureusement à l'esprit. Elle ferme les yeux très fort. Elle ne veut pas se souvenir. Elle repousse ces pensées sensible, dressant une barrière dans sa mémoire. Elle rejette jusqu'à son identité, les yeux toujours clos, sous le regard inquiet de Poème. Elle attrape Wida et la serre contre elle.


- N'ai pas peur petite fille, je ne te ferais aucun mal.

La voix est douce et mélodieuse, pleine de vie et d'amour. L'enfant ouvre les yeux et regarde Poème. Une larme coule sur sa joue. Personne ne lui a jamais parlé comme ça... Enfin, elle ne s'en souvient plus, en fait. La voix douce selle de façon encore plus sûr la mémoire de l'enfant. Elle ne veut plus de ce passé. Un légers sourire effleure ses lèvres fine et gercée. Il fait bon ici, ce sera ici, chez elle, avec cette dame qui a l'air si gentille. Avec cette dame qui s'inquiète pour elle, pas comme avant...
Voyant le changement sur le visage de la fillette, Poème s'enhardit à lui demander d'une voix douce :


- Dis moi ma jolie, tu dois bien avoir un nom ? Comment tu t'appelles ?

La petite fille la regarde, comme si elle avait oublié quels muscles actionner pour parler. Elle la regarde longuement. Poème attend, sachant qu'il lui faudrait bien plus de patience pour apprivoiser cet enfant que pour dompter un dragodinde sauvage. Un sourire doux, un peu triste sur les lèvres, elle observe en silence. Ses cheveux noirs aussi ressemblent à ceux de Poésie, mais il ondule doucement au lieux de voler au vent. Tout son corps présente l'image d'une grande douceur entraînée par des évènements insaisissables dans la tempête, dans le nuit. Sa main tremble légèrement. Un de ses ongles est cassé et elle saigne un peu malgré les soins que la guérisseuse lui a prodigués. Caché par les vêtements secs que Poème lui a mis pour la réchauffer, une cicatrice semblant causé par la lame fine d'une dague crée une tentions dans son épaule, douloureuse. La jeune femme n'y a pas touché. Ce genre de blessures n'est pas de son ressort et elle avait déjà été soigné, rapidement, sommairement. Le visage de l'enfant s'est révélé couvert d'égratignures sans gravité, une fois lavé. Il en va de même pour tout son corps d'ailleurs mais seule la blessure à l'épaule laissera une trace. les autres ne sont que de superficiels témoignage de la vie de la petite fille, des traces reflétant les plaît de son coeur... Qui elles, ne s'effaceront pas.

- Je sais plus mon nom, j'en ai pas je crois.

Poème sursaute en entendant la voix enfantine et met un moment à se souvenir de sa question. L'enfant la regarde d'un air coupable. Elle sourit pour la rassurer et plonge les yeux dans ceux de l'enfant.

- Si tu ne sais plus ton nom, je vais t'en trouver un.

La jeune femme réfléchit quelques instants puis sourit à nouveau. Un sourire très doux, éclairant son visage rond et faisant étinceler doucement ses yeux.

- Aubaine. Ça te plaît, Aubaine ?

L'enfant sourit à son tour, elle ne sait pas si le nom lui plaît mais elle se sent aimer, elle se sent bien ici. Alors peut importe le nom. Si il lui est donné par cette femme, elle l'aimera forcement. Elle répond les yeux brillant de plaisir, une émotion qu'elle éprouve pour la première fois de sa vie :

- Oui, je m'appelle Aubaine.

Poème pris alors l'enfant dans ses bras, les larmes aux yeux.

"Si, ça peut être ma fille aussi. Bien plus que Poésie même, elle e besoin de moi."


Le temps passa encore, doucement. Aubaine fit la connaissance de sa sœur mais elles étaient si différentes qu'il n'y eu pas de réel fraternité, pas de réel entraide entre des deux enfants. Aubaine était sauvage, très attachée à Poème et effrayée par le monde extérieur. De vagues souvenirs lui revenaient de temps à autre la laissant morose. Elle les rejetait, toujours, avec acharnement. Poésie, toujours aussi espiègle, parcourait le monde sans peur, sans regrets. Et Poème prenait soin de ses filles, vivant encore et toujours pour les autres, pas pour elle même. Elle aussi avait des choses à oublier, un amour à oublier...

Avec le temps, Aubaine finit tout de même par se montrer au monde, poussée avec douceur par sa mère adoptive. D'un caractère prudent et secret, elle se était tout de même appréciée pour sa patience sans fin et sa capacité à écouter et comprendre les gens. La mignonne petite Wida aidant, elle se fit même des amis. Des amis à qui elle confiait très peu de sa vie mais des amis tout de même.
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