AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Poème

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Tendresse



Messages : 21
Date d'inscription : 11/02/2009
Age : 29
Localisation : Astrub probablement, lieux de tant de combats acharnés...

Quelques informations...
Race: Eniripsette
Guilde: Seule.
Cercle de Puissance:
7/200  (7/200)

MessageSujet: Poème   Mar 24 Fév - 16:33

Poème


Aube : la sainte

Une jeune femme sortie du temple puiser de l'eau. Elle plongea le seau de bois dans la rivière, éclaboussant légèrement sa robe blanche. Puis elle posa le récipient sur la berge et entrepris un petite toilette matinale, se lavant le visage et les bras.

- Tien, c'est pas la p'tite nouvelle du temple ?

Un jeune aventurier la regardait, souriant. Elle tourna vers lui des yeux gênés.

- T'en fait pas va, j'passais juste par là, j'viens pas t'chercher des noises !

Il eu un petit rire amusé devant sa gêne évidente. Puis, comme elle ne bougeait pas, il s'avança vers elle et la poussa brusquement dans l'eau. La jeune femme se débattit pour fuir le courant et leva un regard courroucé vers son bourreau. En fait de bourreau, il n'en avait pas l'air. Il riait, simple et joyeux. Elle ne put s'empêcher de rire aussi. Il ferait chaud et l'eau était agréable. Sa robe sécherait vite avec le vent et le soleil. Bon, le prêtre allé se moquer mais quelle importance ? Il comprendrait... Il l'aimait bien.

Un autre rire s'éleva des herbes. Un petit rire doux, un rire d'enfant, un rire pure de nouveau né. Les jeunes gens se tairent, écoutant. Puis, un appel. Un petit gazouillis amusé. La femme du temple sortit de l'eau et s'avança.

Elle était là, couchée au milieu des fleurs, Poème.

La femme la ramena au temple et s'occupa d'elle. Elle était si mignonne, si simple, si facile à élever. Tous le monde au temple l'aimait bien cette gamine. Mais avec le temps, l'ambiance changea. La jeune femme qui avait bercé son enfance partit vers un autre temple. Un an après, tous ceux que Poème aimaient avaient quitté les lieux, alors elle partit aussi, sans regrets, découvrir le monde. L'enfance était finit, tout changeait mais après tout, c'est la vie, le monde évolue. Le nouveau prêtre était différent et les gens du temple ne s'y retrouvait plus, rien de grave.


Elle rencontra un groupe d'aventuriers qui l'accueillir parmi eux : Les vieux sages. Une fois qu'elle les eu rejoint, elle ne les quitta plus. Elle trouva aussi l'amour au détour d'un chemin. Il avait le visage d'un petit éniripsa gentil et attentif. Puis l'amour partit. C'est la vie.


Journée : la mère

Elles devinrent sa principale raison de vivre, ses filles. C'est pourtant un démon qui les lui apporta.

D'abord la petite Poésie. Sramette blanche dont rien s'entacherai la pureté.

L'Ombre. La nuit et le froid se répandait dans Bonta faisant fuir les miliciens. Il faisait jour pourtant avant qu'elle vienne, une très belle matinée même. Mais elle était arrivée avec l'obscurité des lieux les plus sombre de la cité noire. Une démone puissante et invisible, entourée de brume.

- Elle est malade, le froid sans doute. Occupe toi d'elle, je n'ai ni le temps ni la possibilité de m'en charger.

Poème s'occupa de l'enfant et l'aima comme sa fille. C'était un nouveau né et même si elle était disciple de Sram, elle était tellement pure cette petite fillette. Elle l'aida à grandir, à affirmer son caractère, pas toujours des plus agréable d'ailleurs.
Mais c'est la vie de Poème que je vous conte aujourd'hui, celle de Poésie est une autre histoire bien différente.

Aubaine arriva ensuite. L'enfant perdu dans de trop grands souvenirs.

Toujours l'Ombre, elle revint. La jaune femme pensait qu'elle venait prendre des nouvelles de Poésie, qu'elle venait voir la fille qu'elle lui avait confié. Mais non. Elle laissa derrière elle une autre fillette, détruite.


- Je savais que vous reviendriez. Poésie n'est pas avec moi aujourd'hui, elle a beaucoup grandit et revendique son indépendance maintenant. Enfin, elle ne doit pas être dur à trouver pour vous je suppose.

- Je sais très bien qu'elle n'est pas là, sinon je ne serais pas venu. Ce n'est pas pour ça que je viens te voir. Puisque tu aimes tant les enfants, occupe toi aussi de ma deuxième fille.


La petite tremblait de froid et de faiblesse. Elle pleurait l'absence de cette mère qui l'abandonnait. Elle oublia, pour ne plus souffrir. Mais là encore c'est l'histoire d'une autre et je m'égare. Poème en pris soin et l'aima comme elle aimait Poésie, ses filles.

La vie continua, toujours aussi simple. Seul l'inquiétude pour les demoiselles qui grandissaient venait parfois troubler la petite fée fleurie. Mais rien de grave, là encore, elle faisait confiance à la vie.



Crépuscule : l'ingénue

- Toi ! Viens ici ! J'ai besoin de ton corps !

Une voix froide, une main ferme, aucun échappatoire et personne à appeler à l'aide. Poème fut attachée et bâillonnée par celui qui en voulait à sa vie. Tainée au fin fond de la forêt par cette nuit sans lune, effrayée, elle s'évanouie.
Quand elle repris connaissance, le froid et la douleur paralysait tous ses muscles. Elle était étendue sur une pierre noire et l'homme traçait, sur son dos, des lignes qui la brûlait jusqu'à l'âme.
Impossible d'ouvrir des yeux, impossible de faire le moindre geste. Poème fut prise de panique. C'est son âme qu'il enfermait, son âme qu'il celait à l'aide de rûnes. Elle sentit, impuissante, les formes se dessiner sur son dos, lui interdisant l'accès à son propre corps. Puis elle ne perçut plus rien. Elle n'avait plus accès à ses sens, incapable même de dire si elle était encore en vie.

Terreur.


- Qui es tu ? !

- Qui je suis ? Celle qui vient te prendre ta place.

- Comment ? Pourquoi ?

- Tu me fatigue avec tes questions... Tu n'avais qu'à te trouver un protecteur toi aussi, un homme à utiliser. Si tu l'avait fait tu n'en serais pas là ! Silence petite âme, je n'ai pas le temps de m'occuper de toi pour le moment, j'ai quelque chose à régler.


Silence. Elle pouvait refuser d'entendre ses pensées. Elle pouvait lui laisser voir ou lui cacher ce qu'elle faisait de son corps. Elle. Qui ?

L'éniripsette se releva, les muscles engourdit. Elle s'étira comme un chat et jeta un regard un peu triste au corps d'une sramette ensanglanté qui gisait à ses pieds. Son corps, mais elle avait plus important à faire et celui ci n'était pas si mal, somme toute. Les attraits d'un corps de femme et la taille d'un enfant naïf. Parfait. Elle sourit.
L'homme la regardait d'un air inquiet. Elle aimait l'expression de son visage. Elle l'avait bien dressé celui là, il lui était entièrement soumit. Elle leva son sourire vers lui, ses yeux doux de petite fée lui donnant un un visage angélique et plein de reconnaissance.


- Merci, que serais-je devenue sans toi ? Je te doit la vie...

Elle l'embrassa, passant ses bras autour de son cou. Un baisé long et plein d'amour. Lui, la serra dans ses bras en pleurant.

"J'ai cru te perdre à jamais !" S'exclama t'il entre deux baisés.


- Moi aussi j'ai cru perdre la vie, mais je t'ai assez bien dressé pour avoir une autre chance on dirait. Tu vois petite âme, les hommes peuvent se révéler utile quand on sait les manier. Apprend, même si il est trop tard pour toi !


L'âme celée voyait tout, l'autre se moquait d'elle et l'homme qui lui avait imposé cette affreuse personne ne se doutait de rien, tout à son amour. La main de la petite fée saisit les cheveux raides et sanglant et tira, d'un coup sec et précis, d'un coup calculé et longuement préparé. la nuque se brisa immédiatement. L'homme s'écroula, mort.

- Quel gâchis, mais tu en sais trop. Avec ce nouveau corps, je pourrais recommencer une vie sans que personne ne me reconnaisse, je ne vais tout de même pas te laisser briser ce que tu as si gentiment crée. Alors meurs.

Elle enterra les corps et partit se laver, nue dans la rivière.

- Bien, voyons ce que tu peux m'apprendre, petite âme.

- Tu n'aura rien ! Je sais ce que tu es réellement, moi !

- Et qu'en feras tu ? Tu ne peux rien faire, et moi je peux tout !


L'autre plongeât dans la petite âme celée et fragile, elle pilla tout. Elle fit siens les souvenir de Poème, elle fit sien ce nom.

- Ah, quelle vie ennuyeuse tu as mené... Il va falloir changer ça. Même tes connaissances des soins n'égales pas les miennes, tu ne m'as rien appris. Quelle bêtise d'apprendre l'alchimie sans même chercher à comprendre le plus passionnant : les poisons !

Elle remit les vêtements de celle à qui elle avait volé ce corps en notant mentalement qu'il faudrait en changer. Il faisait trop... Sage. Mais en même temps, la sagesse de cette petite âme était une bonne chose pour elle. Elle aurait moins de mal à mener sa vie comme elle l'entendait derrière cette façade.
Elle partit, une sourire doux et naïf aux lèvres, ramasser des fleurs.



Nuit : L'indéfinie

Le future n'est pas écrit, à nous de le construire. Même si il mène inévitablement à la nuit. Le temps et le jour de Poème défile sans qu'aucun retour en arrière ne soit possible. Après une journée douce et ensoleillé, le crépuscule vient tout gâcher... Ou tout changer du moins, la fin de la journée sera bien plus complexe que son commencement.

Pleine de nouveaux projets, Poème partit vers Astrub. Elle aimait ce nom, il lui allait si mal et si bien à la fois.
Que faire maintenant ? La vie est un fil sur lequel on ne peut que avancer alors peut importe son passé, elle se construirait un avenir plaisant... ou pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.brin-d-if.info/
 
Poème
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Poème à ma mie
» Brouillons de Poème quand on s'ennuie.
» section poème
» Souvenirs... le mariage de Radichou ! tout un poème !
» Un drôle de poème

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ordre des Chevaliers de Mystra :: Le Bosquet De Saoriandra-
Sauter vers: