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 Absence : Ombre parmis les ombres

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Date d'inscription : 11/02/2009
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MessageSujet: Absence : Ombre parmis les ombres   Mar 24 Fév - 16:35

Absence

Dans la nuit noire une enfant s'entrainait. immobile, concentrée, elle écoutait la nuit, elle apprenait à en faire partie. Mâchoire crispée, yeux clos, ongles planté dans la paume de ses petite mains, elle était plongée en elle même, inconsciente du froid extérieur. Ses bras se levèrent vers le ciel, doucement, puis se rabaissèrent d'un même mouvement fluide. Comme une danse, la fillette se mouvait dans la nuit. Elle en devait guerre avoir plus de sept ans et déjà, ses gestes évoquaient la longue réflexion d'un adulte accomplit. Elle exécutait patiemment les exercices imposés, les yeux clos, connaissant parfaitement cet endroit où elle passait le plus clair de son temps.

La dague se planta dans son omoplate. Elle hurla de douleur, cri déchirant le clame de la nuit. Le sang, déjà, commençait à couler le long de son dos. Entre deux spasmes de douleur, l'enfant arracha l'arme d'une main tremblante et plaqua ses doigts sur la blessure. Elle resta là, pleurant en silence, à genoux sur le sol alors que la lumière sordide de la lune faisait apparaitre de multiple cicatrises sur son corps encore si petit.


- Combien de fois faudra il te le dire ! Le danger peut être partout ! Ne t'enferme JAMAIS en toi même ou tu n'attendra jamais l'âge de montrer ce que tu sais faire !

La voix brutale de son maître la fit tressaillir. Il avait raison, elle avait désobéit et méritait la punition reçut. Elle ne devait pas se plaindre. Elle devait faire la fierté de sa famille ou mourir en essayant... Comme son grand frère, il n'avait pas résister à l'entrainement. Mais justement, sa famille avait besoin d'elle ! Elle était leur seul enfant à présent et c'est par elle que la lignée devrait se perpétuée ! Elle ne pouvait pas se permettre d'être faible. Ses petits doigts appuyèrent rageusement sur la plaie, lui arrachant un gémissement de douleur, mais elle releva les yeux, fit cesser ses larmes et tourna la tête vers son bourreau.

- Ça n'arrivera plus, maître.

La détermination qui brillait dans ses yeux semblait si déplacée sur ce visage juvénile. Des cheveux noirs entouraient un visage fin et pâle dont le regard sombre vieillissait les traits. Ses joue étaient encore rondes et pleines, rougit par la souffrance, et ses lèvres serrées étaient bien celles d'une enfant. Et pourtant une deuxième dague se planta dans son épaule. Nouveau cri dans la nuit, nouvelle larmes qu'elle en peut retenir. Et pourtant il faut bien l'enlever, sinon c'est la mort... Elle l'arrache, la sang coule, elle tombe. Plus rien, silence et calme du coma profond.

-----


Réveil douloureux, reprise de l'entrainement avec plus de prudence. Le maître est content, son élève apprend. Les blessures guérissent, les cicatrices reste et le temps passe. Une journée de plus, une semaine, un mois, un an, plusieurs années... Toujours la douleur, mais le corps s'habitue à souffrir et l'enfant survit. L'enfant ? l'a elle jamais été ? Elle est une arme maintenant, bien plus acérée que toutes les dagues qui l'avaient attend. Une arme forgée par la souffrance te faite pour tuer. Une arme prudente que plus aucune dagues ne frappaient. Elle était la nuit, le silence et l'ombre. Assassin.

"A toi de jouer, petite." murmura Sonèbran.

Pas de réponse, agir seulement. Absence s'élança, chasseuse, vers sa proie. Qu'importe les grand yeux bleu du petit, qu'importe son sourire et les éclat joyeux de sa voix. Il était sa cible, et la dague fusa. Pas même un cri, rien, juste le silence dans la nuit. Un regard froid, elle vérifie la mort du bout des doigts et revient vers son maître. Ils repartent comme ils sont venu, ombres dans le froid, caché entre les arbres, invisibles.

Non, elle ne pleurera pas, c'est faiblesse et surtout, son maître est à coté, elle sait qu'il la surveille. Non, si elle pleure c'est la mort, comme l'enfant aux yeux bleus, si elle pleure c'est une faille, si elle pleure elle ne mérite pas de vivre, elle ne mérite pas la place d'honneur qu'on lui a laissé. Assassin et seule héritière de cette ancienne et puissante famille. On lui laisse la fortune et les espoirs de reprendre les droits que ses parents ont perdu par négligence. C'est pour cela qu'on lui offre le meilleur entrainement, le plus dur, mais le plus juste aussi ! ... Mais le rire de l'enfant hante son cœur et ses nuit.

-----


"Est il vraiment dangereux ? Si jeune..." laisse échapper Absence, d'une voix presque inaudible.

- Les petits deviennent grands. Voit ce que tu étais et ce que tu es devenu. Qui aurait cru qu'une fillette si chétive donnerait une assassin aux Ombre ? Il te reste bien sûr encore bien des choses à apprendre avant que tu ne te passe de moi.

Ses mots, murmurés pour lui donner du courage, la glacèrent au plus profond de son âme. Peut être valait il mieux en effet que cette petite tête blonde meure avant de devenir ce à quoi son destin le mènerait. Il était du même bois, sombre, dur, sans pitié. Il serait assassin lui aussi mais aussi son adversaire, il tenterai de la tuer... plus tard. Mais là, il riait, comme l'enfant aux yeux bleus et il courait, plein de vie dans l'herbe à un âge ou elle même subissait déjà la morsure du fouet. Peut être que... Non, son devoir avant tout. Obéir aux ordres de son grand père, appliquer pour apprendre à commander. C'est la meilleur école, son maître en était persuadé.

Ombre dans les herbes, rampant, elle s'approchait, dague à la main, prête à frapper. Sifflement, un rayon de soleil de refléta sur le lame qui s'envolait. Éblouit, elle crispa les yeux quand le hurlement retentit. Elle n'avait pas le temps ! Elle devait finir le travail avant tout ! Bondissant sur l'enfant, une brève torsion du cou et plus rien. Le corps sans vie tomba à ses pieds, doucement, il ne souffrait plus. Les adultes relevèrent vers elle des yeux effarés, elle était découverte, elle devait mourir ou les tuer. Vive, agile, si bien entrainée, elle leva les mains vers eux, concentrée. La nuit tournoya, plus de soleil, nuage sombre, éclipse au milieu de l'été. Elle pris une grande inspiration, elle était dans son élément. Une course rapide eu raison des parents éplorés. Elle arracha les médailles à leur cou et pris celle de l'enfant aussi. Sa main resta un instant au dessus de la chevelure blonde mais il fallait partir. S'enfuir ou mourir, quelle différence au fond ? En outil bien réglé, elle fila rejoindre les murs de sa famille.

La cave était sombre, tout son corps douloureux, mais ne l'avait elle pas mérité ? Plus que sa vie c'est la subsistance de la famille, son honneur et sa sécurité qu'elle avait menacé. Les yeux clos, couchée, en sang, sur la pierre froide, elle écoutait le petite tête blonde hurler sans cesse dans sa mémoire, se mêlant au rire froid, mort, de l'enfant aux yeux bleus.


-----


Le temps était venu de se libérer. Elle n'avait plus rien à apprendre et il le savait. D'un bond, Absence était sur son maître et la dague lui trancha la gorge. Il ne l'avait pas vu venir, preuve qu'elle était meilleur que lui. Libérée de ses entraves, pas une larme pour celui qui l'avait élevé, ou plutôt dessé. Son regard était sombre et dur, regardant l'assassin qui gissait à ses pieds. Elle avait appris à ne plus les écouter ces crient que ses victimes poussaient dans le silence de la mort, seul l'enfant aux yeux bleus et la petite tête blonde peuplaient encore ses songes. Elle les gardait dans son coeur, amour macabre pour des petits qui ne riraient plus jamais. Mais de toute son âme, elle se raccrochait à ce reste d'humanité. Cependant, en regardant son maître trainer dans la poussière, elle ne ressentait qu'un vent de victoire et de liberté.

- Bien, tu prends sa place alors, tien ! Et ne laisse pas ce cadavre puant dans la cours !

La voix dur de son grand père la sortit de sa rêverie juste à temps pour attraper le médaillon jeté comme un os à un chien. Humblement, elle baissa les yeux et mit le bijoux à son cou puis elle traina le corps sur le sol et partit l'enterrer là où personne ne viendrait jamais se recueillir. Elle s'agenouilla sur le tas de terre, mais ce n'est pas Sonèbran qu'elle pleurait. Les larmes retenuent s'écoulaient enfin, après tant d'années, dans des spasmes de douleurs. Gemissant sur la tombe, elle pleura pour l'enfant aux yeux bleus qui n'avait pas vu la mort venir et pour cette petite tête blonde dont le cri refusait de se taire dans l'oublie.

Le lendemain, le vieille homme la lança dans la mission qui était la sienne depuis sa naissance. Détruire les familles, reprendre le pouvoir. Elle partit sans un mot vers le monde des douze, sans un regret, vide. Une aura de douleur flottait autour d'elle mais son coeur était froid, pret à tuer comme on le lui avait si bien enseigné. Un pied décidé se posa pour la première fois sur le sol de brakmar. Ils paieraient pour les deux enfants, pour ses enfants...
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