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 Les Malheurs d'un Enutrof - La Complainte de Spyro

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Niabea
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Messages : 270
Date d'inscription : 15/06/2008
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MessageSujet: Les Malheurs d'un Enutrof - La Complainte de Spyro   Ven 5 Juin - 22:41

Il est bien connu que l'aura d'une guilde, au delà de la simple renommée ou qualité de ses membres, est malheureusement aussi teintée de la richesse extérieure qu'elle affiche. Grandes demeures, enclos vastes et spacieux, blason brodé au fil d'or au lieu d'un vulgaire papier collé sur les vêtements avec de la khôle de Trukikol, et, bien entendu son nombre d'enutrof, ces derniers étant souvent synonymes de revenus stables pour l'ensemble de la guilde... c'est bien connu l'enutrof est riche. Bref, dès les premiers temps, sauf pour le jeune Galeat qui avait tendance à le tâcher et donc a souvent en changer, les écussons de l'ordre avaient été brodés par Elea, question de principe et de machisme. A noter, d'ailleurs, pour l'anecdote amusante que cette profession secondaire devint bien vite une obsession pour la sacrieuse qui, non contente d'ajuster les blasons sur les vêtements des nouveaux chevaliers, se décida bien rapidement à coudre, tout simplement capes et coiffes. Sa vocation de tailleuse était née. Plaisante histoire n'est-il pas ?

Mais je m'écarte là du sujet initial. Car tout cela, amis, pour en revenir à la dernière acquisition de la guilde, ce fameux enclos perdu au plus profond des plaines de Cania. L'on peut évidemment se demander quel intérêt avait un tel investissement puisque l'endroit n'est habité que de Porkass, de quelques blops et de paisibles craqueleurs, et quel vil enutrof fils de sram avait bien pu proposer à la guilde une telle affaire. Pour cela il faudrait amis remonter quelques mois auparavant, lorsqu'un enutrof un peu moins vieux nommé Spyro pensant que la gente féminine le trouverait plus beau, et, qui sait, plus intelligent, avec le blason de l'Ordre des Chevaliers de Mystra, s'était mis en tête de rentrer dans la guilde. Abandonnant son Dieu pour vénérer la sans doute plus fructueuse Mystra, l'exotisme sert à la drague paraît-il, ce nain puissant arriva finalement à ses fins et, après quelques péripéties, devint un chevalier à part entière.

Las, ses relations l'écartèrent un temps de la guilde qu'il avait pourtant tant voulu rejoindre, et sa chance avait tourné pour le moment. Il ne lui fut pas simple de prendre cette décision, son plaisir et les kamas ou l'honneur de la guilde ? L'affaire n'était pas aisée et, renonçant à la cupidité qui caractérise pourtant nombre des enutrofs de sa race, Spyro décida la mort dans l'âme d'abandonner les siens pour plonger dans un monde touché par la Bworkitude. Une attitude courageuse s'il en est mais qui fit craindre aux chevaliers que l'enutrof ne soit définitivement perdu. Les cas de rémission à une telle exposition aux bworks étaient, Agulha les avait prévenu, très rares... voir quasi inexistant. Pourtant, dans son coin, l'enutrof silencieux mais actif, préparait son retour.

Pour parvenir à cet exploit, se faire à nouveau accepter des Chevaliers et des plus sceptiques d'entre eux, Galeat et Hendall, l'enutrof savait devoir réussir le coup du siècle. A cette époque la guilde connaissait sa première meneuse stable en la personne d'Hestivale, une iopette éleveuse, accessoirement femme du premier meneur de l'Ordre, l'ancien fou paysan, Niabea. Soucieux d'impressionner une telle représentante de la gente féminine et de frapper un grand coup, l'enutrof s'attaqua à la mission ardue de dégoter, quelque part dans ce monde, un enclos immense, plus grand que les deux déjà en possession de la guilde. Cet acte, pensait-il, serait son droit d'entrée chez les Mystras. Son droit de retour plutôt. De plus, conscient que le nombre de demoiselles sétait quelque peu accru au sein des Chevaliers, notre vieux briscard malgré l'anneau à son doigt demeurait un vil dragueur que ses instincts comme son égo travaillaient. Oui, cet enclos serait la clef de son bonheur futur, il en était persuadé.

C'est finalement dans les plaines de Cania que la vieille branche trouva finalement un enclos sur le point d'être abandonné. Son meneur, inconscient notoire n'ayant rien compris à l'art du commerce, semblait adorer revendre ses biens à pertes. Bien conscient de l'affaire se présentant à lui, et bien heureux de rouler un pigeon par la même occasion, Spyro ameuta les quelques chevaliers en présence. Et, par leurs kamas réunis – la légende ne dit pas si l'enutrof participa – les Mystras coiffèrent au poteau d'autres guildes intéressées par la bonne affaire. Tout est bien qui finit bien, c'est ce que tout le monde ici pense. Et pourtant... pourtant quelle arnaque. Certes l'enclos est en soit une excellente affaire et peu de touristes amaknéens traînent dans le coin, mais c'est comme acheter une maison au village de Grisboul ! La végétation sauvage et les craqueleurs maladroits provoquent des catastrophes en chaîne et l'entretien de l'enclos, chaque semaine, coûte plusieurs centaines de milliers de kamas à la guilde et à ses éleveurs. Un bien éphémère en somme. Mais l'erreur est faîte, les Mystras, tous ravis de voir qu'un des enutrofs de la guilde avait réussi une opération de prestige, avaient en leur sein accepter Spyro. Le mal était fait, ce vieux cochon avait réussi son retour.

… enfin... réussi... c'est vite dit...

Certes il était reçu chez les Chevaliers et sa période de mise à l'essai arrivait à son terme, certes il était parvenu à faire son coup du siècle... mais il était bien loin du mythique chopeur, une autre légende de la guilde. Parviendrait-il à séduire une donzelle célibataire de la guilde ou resterait-il toujours ce bon vieux Spyro marié et fidèle par défaut ? Laissez moi vous compter une petite aventure survenue récemment... elle mets en scène trois personnes, Spyro – bien entendu -, Belomen qui traînait dans le coin... et une jeune sacrieuse au caractère bien trempé, Perryra.



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MessageSujet: Re: Les Malheurs d'un Enutrof - La Complainte de Spyro   Lun 8 Juin - 19:13

Alors qu'il paradait tel un paon fané au sein de la taverne de l'Ordre, Spyro fut bientôt confronté à son adversaire préférée, Perryra. En effet, depuis sa rentrée dans l'ordre, encore récente, le vieux briscard n'avait cessé de se retrouver confronté à la sacrieuse. Il faut admettre, nul ne le contredira pas même l'intéressé, que le regain d'aplomb de l'enutrof combiné à quelques motifs légitimes de fierté avaient eu sur son égocentrisme quelques effets des plus... efficaces. Ne perdant désormais plus une occasion de se jeter des fleurs, ni de se mettre en avant, Spyro travaillait littéralement à l'usure toutes les jeunes femmes disponibles de l'Ordre ou d'ailleurs. Perryra, arrivée quelques semaines avant lui dans l'Ordre et qui n'avait pas trop eu de peine à s'intégrer dans cette chevalerie d'un genre particulier, n'avait – c'est le cas de le dire – pas été très réceptive aux glorifications permanentes du vieillard. Pire même, lui signifiant que tout ceci était pour elle sans intérêt, elle s'était là fait un ennemi dialectique mortel.

Et, depuis ce jour, jouant sur la corde sensible de la jeune femme, il l'avait cantonné dans son esprit des plus particuliers au rôle de vieille fille. Cela aurait été sans importance, évidemment, si la pauvre petite demoiselle n'avait pas été à l'époque en mal de cœur. Porteuse de poisse en amour, elle était tombée amoureuse... ou s'était du moins entichée nul n'avait réellement compris, du crâ Galeat, qui, après les prespics et les abraknydes, avaient jeté son dévolu sur la gente féminine. Blessée, trompée dans sa fierté et son honneur de femmes malgré des qualités certaines, elle se montrait désormais radine en compliments et laissait pas son cœur montrer la moindre faille qui contre elle aurait pu être retournée.

Et c'est ainsi, alors que mon ami Belomen se promenait dans les locaux de l'Ordre, passant du bureau de recrutement à la taverne comme on passe du lever au petit déjeuner, qu'il tomba au milieu d'une dispute, une de plus entre l'enutrof et sa victime attitrée. Victime ou pas, chacun le sait d'ailleurs et en a, déjà, été témoin. Cette fois, sans doute plus ronchon qu'à l'habitude, probablement fatigué par une nuit à marcher encore une fois dans la campagne amaknéenne, l'ecaflip n'avait pas été aussi patient et enjoué qu'à son habitude. Armé d'un sceau d'eau fraiche, furibond que les cris au matin viennent déjà lui agresser les oreilles, Belomen déboula, je le voyais, j'étais assis non loin ayant été moi même faucher à la première heure de la journée. La première personne sur la trajectoire du matou en colère était la jolie Perryra, sans le moindre égard pour le sexe faible il lui jeta le contenu à la figure.


- SILENCE !

Las... c'était sans compter sur les réflexes de la jeune femme, usant d'un détour pour le moins... astucieux, elle céda sa place à l'enutrof qui, en adepte de l'eau, ne sembla pourtant pas apprécier de recevoir pareil traitement.

- NAN MAIS TU DEBLOQUES BELO !

Il était trempé de la tête aux pieds, la moindre parcelle de sa peau et de son costume si soigneusement arrangé, rien n'y avait échappé. C'était peu de le dire. Pendant ce temps, une main posée sur les hanches, un sourire que la situation rendait satisfait sur les lèvres, Perryra attendait. Spyro, lui, continuait à pester. Seulement sa colère rencontrait celle de l'ecaflip rendant le débat pour le moins... houleux.

- Entre une bonne à rien et un vieux débris vantard et arrogant je suis servi moi dès le matin..., Belomen avait les poils hérissés, les griffes sortant de façon presque compulsives.

- Ah ouais ?

Spyro jouait nerveusement avec le manche de sa pelle.

- Tout à fait ! Et je pourrais savoir ce qui me vaut encore tous ces cris au matin ?

- C'est le gros moche qui voudrait qu'on l'applaudisse, encore, pour son histoire d'enclos...

C'est avec un sourire que je vis le regard courroucé que le matou porta à la jeune femme, colère qui s'atténua doucement lorsque ses yeux accrochèrent ceux de Perryra.

- Ça je dois admettre qu'il est pénible... mais cela n'engage pas à devenir un larbin de Spyro que d'avouer, au moins une fois, qu'il a réussi un bon coup...

Derrière lui, ricanant doucement, Spyro avait croisé les bras. L'ecaflip se tourna vers lui.

- Toi le nain flétri je ne vois pas ce qui te fait rire..., son ton était froid et sec à souhait, et je te signale que, contrairement à toi Perryra est déjà membre à part entière de l'Ordre... puisque tu n'as pas encore tes deux parrains ou marraines hum ?

Il eut un sourire mauvais et, du doigt, appuya fortement sur le torse de l'enutrof.

- Alors aussi imbécile que tu juges son comportement... tu aurais mieux fait de lire le tableau des tâches de la semaine...

Avoir pris le dessus semblait plaire au matou, à croire qu'il avait oublié que sa place de meneur n'était plus sienne... mais m'appartenait désormais. M'enfin... le spectacle était distrayant.

- … et... vois tu, Perryra est une sacrée faignante... c'est pour ça que, lorsqu'elle est chargée comme chacun à notre tour de la coupe du bois ou de l'entretien de la taverne...

Belomen siflotta doucement, d'un air que je trouvais, sur le coup, malsain. Ou du moins particulièrement mal sifflé. Peut-être les moustaches, ou quelque chose d'approchant.

- … elle a tendance à charger les chevaliers encore à l'essai de toutes les tâches ingrates... amusant non ?

Avec un sourire entendu, et tandis que je voyais l'enutrof partir en maugréant – et offrir aux deux autres chevaliers quelques gestes obscènes en guise de remerciements – l'ecaflip se tourna vers Perryra.

- Bon... c'est un joli mensonge que je t'ai construit là et ce n'est pas une mince affaire que de clouer le bec au Spyrou... j'espère bien avoir une petite récompense pour ces deux exploits...

La suite ne m'intéressait pas, je préférais encore aller cueillir du seigle ma foi.


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